Le taux de rafraîchissement est devenu un argument commercial omniprésent dans le secteur des écrans LED. On voit régulièrement des mentions comme 3840 Hz, 7680 Hz, voire davantage, présentées comme des garanties de qualité d’image supérieure. Pourtant, dans la réalité d’un projet, ce chiffre est souvent mal compris.
Le taux de rafraîchissement n’améliore pas directement la résolution ou la finesse d’un écran. Il influence surtout la manière dont l’image est captée par une caméra et perçue dans certains contextes spécifiques. Comprendre ce que signifie réellement cette donnée permet d’éviter des choix techniques inutiles ou disproportionnés.
Cet article explique ce qu’est le taux de rafraîchissement, à quoi il sert réellement et dans quels cas il devient un critère déterminant.
Qu’est-ce que le taux de rafraîchissement en Hz ?
Le taux de rafraîchissement d’un écran géant LED correspond au nombre de fois par seconde où l’image est actualisée. Il est exprimé en hertz. Un écran à 3840 Hz rafraîchit donc son image 3840 fois par seconde.
Il ne faut pas confondre ce paramètre avec la fréquence d’image d’un contenu vidéo, qui est généralement de 25, 30 ou 60 images par seconde. Le taux de rafraîchissement agit à un niveau électronique interne, invisible pour l’œil humain dans des conditions normales.
En pratique, plus le taux est élevé, plus l’affichage est stable lorsqu’il est filmé ou capté par une caméra. C’est là que réside son intérêt principal.
3840 Hz vs 7680 Hz : différence réelle ou marketing ?
Dans un environnement sans captation vidéo, la différence entre 3840 Hz et 7680 Hz est quasiment imperceptible pour un spectateur. L’œil humain ne distingue pas directement cette variation, car elle intervient à une échelle bien supérieure à la perception visuelle classique.
La différence devient visible principalement lors d’une captation caméra, en particulier avec des caméras professionnelles ou des smartphones récents à haute fréquence d’image. Un taux plus élevé limite les effets de balayage, de scintillement ou de bandes horizontales.
Cependant, dans un contexte événementiel classique, un écran en 3840 Hz correctement configuré offre déjà une qualité d’image très satisfaisante. Le passage à 7680 Hz doit être justifié par un besoin précis et non par principe.
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L’impact en captation vidéo et en studio TV
Le taux de rafraîchissement devient réellement stratégique dans les environnements de production audiovisuelle. Sur un plateau TV, un écran LED sert souvent de fond d’image, et la moindre instabilité peut générer des artefacts visuels à l’écran.
Un taux élevé permet de synchroniser plus efficacement l’écran avec la fréquence d’obturation des caméras. Cela réduit les effets de moirage et les variations de luminosité perçues lors des mouvements de caméra.
Dans ce contexte précis, passer de 3840 Hz à 7680 Hz peut améliorer la stabilité visuelle en diffusion. Ce choix relève donc d’une exigence de production, et non d’un simple argument commercial.

Influence sur l’événementiel et les installations fixes
Dans le cadre d’un salon professionnel, d’une fan zone ou d’un écran extérieur de grande dimension, le public regarde l’écran à plusieurs mètres de distance. Dans ces conditions, le taux de rafraîchissement a peu d’impact sur l’expérience directe du spectateur.
Ce qui compte davantage dans ces cas est la luminosité, le pitch adapté à la distance de vision, la calibration des couleurs et la stabilité mécanique de l’installation. Un taux de 3840 Hz est largement suffisant pour la majorité des projets événementiels. Pour une installation fixe en salle de conférence ou en entreprise, le taux peut avoir un intérêt si l’écran est régulièrement filmé ou utilisé en visioconférence. Là encore, l’analyse doit être faite en fonction de l’usage réel.
Tableau comparatif
| Critère | 3840 Hz | 7680 Hz |
| Perception à l’œil nu | Stable | Stable |
| Captation smartphone | Très bonne | Excellente |
| Plateau TV | Adapté | Recommandé |
| Événementiel classique | Suffisant | Non indispensable |
| Coût | Standard | Plus élevé |
| Pertinence | Large majorité des projets | Contextes spécifiques |
Erreurs fréquentes dans le choix du taux de rafraîchissement
La première erreur consiste à considérer le taux de rafraîchissement comme un indicateur global de qualité d’image. Un écran à 7680 Hz n’est pas automatiquement plus net ou plus lumineux qu’un écran à 3840 Hz.
La seconde erreur est d’ignorer l’usage réel. Si l’écran n’est jamais filmé, investir dans un taux très élevé n’apporte pas de bénéfice concret.
Enfin, il est fréquent de négliger d’autres paramètres plus déterminants comme le contraste, le traitement vidéo, la calibration ou la qualité des modules LED.
FAQ : Les questions fréquentes
Le taux de rafraîchissement améliore-t-il la résolution ?
Non. Il n’influence pas le nombre de pixels mais la stabilité de l’affichage.
Un écran à 7680 Hz est-il toujours préférable ?
Pas nécessairement. Ce choix doit être justifié par un besoin en captation vidéo ou en production audiovisuelle.
3840 Hz suffit-il pour un salon professionnel ?
Oui, dans la majorité des cas, ce taux est parfaitement adapté à l’événementiel.
Pourquoi voit-on parfois des bandes sur une vidéo filmée ?
Cela provient d’un décalage entre la fréquence d’obturation de la caméra et le taux de rafraîchissement de l’écran.
Conclusion
Le taux de rafraîchissement est un paramètre technique important, mais il doit être interprété à la lumière de l’usage réel du projet. Pour la majorité des installations professionnelles et événementielles, 3840 Hz constitue une base solide et rationnelle.
Le 7680 Hz devient pertinent dans des contextes exigeants, notamment en production audiovisuelle ou en studio TV. Comme souvent en affichage LED, le bon choix repose sur l’équilibre entre besoin réel, contexte d’exploitation et cohérence budgétaire.